Billy Bob Thornton et Ali Larter : les confidences des amoureux terribles de Landman
ENTRETIEN - Les rapports de leur couple, sur le ton de la comédie hollywoodienne, apporte humour, charme et tendresse à la série de Taylor Sheridan.
Passer la publicité Passer la publicitéDans Landman , ils sont maris et femme, fous l’un de l’autre, mais un amour pour le moins tumultueux, lui l’homme à tout faire d’une compagnie pétrolière texane dépassé par l’étendue de son job, elle la bimbo au grand cœur, très famille, qui lui concocte de petits plats entre shopping et yoga. À la ville, Billy Bob Thornton et Ali Larter font montre d’une tendre complicité et d’une même ferveur pour évoquer la série de Taylor Sheridan, le créateur de Yellowstone et Tulsa King . Rencontre au Waldorf Astoria à Berlin, lors de la présentation de la saison 2 de la série en avant-première le 14 novembre dernier.
TV MAGAZINE. - Billy Bob, votre personnage, Tommy, gagne en pouvoir cette saison, qu’est-ce que cela change pour lui ?
Billy BOB THORNTON. - Oui, suite au décès de Monty (Jon Hamm), sa femme Cami (Demi Moore) est devenue la propriétaire de la compagnie et j’ai été promu directeur. Je crois qu’il y a chez nous deux une certaine réticence à occuper ces positions. On sait qu’on doit le faire mais profondément, au fond de nous, nous ne sommes pas faits pour ça. Nous ne sommes pas faits pour être les patrons.
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Passer la publicitéTaylor Sheridan est connu pour un univers plutôt masculin. Mais, dans cette série, il a créé de magnifiques personnages féminins. Pourquoi, selon vous ?
Ali LARTER. - Il a écrit des portraits de femmes fortes et courageuses, chacune à leur manière, mais aussi authentiques par rapport à leur personnalité et à leur parcours. Quand on passe du temps au Texas, c’est en effet un univers masculin mais ce sont souvent les femmes qui dirigent réellement. Et il y a une véritable audace chez ces femmes, surtout Angela, mon personnage. Elle n’a pas de filtre, elle vit selon ses propres règles. Pour moi, c’est incroyablement libérateur d’interpréter quelqu’un qui ne craint pas le jugement. Elle aime apporter de la joie, elle adore rire.
B.B.T. - J’ai grandi en Arkansas et au Texas. On dit souvent que c’est une société misogyne, que la place de la femme y est dans la cuisine, etc. Ce n’est pas vrai. Je n’ai jamais voulu ça. Contrairement aux idées reçues, on veut le genre de femmes que l’on voit dans Landman dans nos vies. En fait, je préfère être mené par le bout du nez ! J’ai grandi entouré de beaucoup de femmes. Et j’aime les femmes parce que, honnêtement, je peux plus facilement leur parler.
Angela est une maman féroce, elle aime intensément. Je ferais absolument tout pour mes enfants. Et elle se bat pour son grand amour. Cela est vrai pour moi aussi
Ali Larter
Les échanges entre Tommy et Angela relèvent de la comédie. Est-ce plaisant d’aborder différents styles dans une même série ?
B.B.T. - Aborder différents styles fait la force de cette série. Vivez simplement une journée. Vous vous levez, il vous arrive quelque chose de drôle, puis d’étrange. Le grille-pain explose, vous vous disputez avec votre conjoint. Puis vous allez au travail, ça peut se révéler affreux ou merveilleux. Il y a de l’absurdité dans la vie. Le nier dans une fiction c’est se priver de quelque chose. Il n’y a rien dans la série que je n’ai pas déjà vu dans la réalité. Avec Taylor Sheridan, chaque personnage a sa personnalité, une voix distincte. Tous les auteurs ne savent pas faire ça. Woody Allen est brillant mais, dans ses films, tout le monde parle comme lui ! Avec Taylor, aucune voix ne ressemble à une autre, vraiment.
A.L. - Dans cette série, on peut tout explorer. Les scènes de dîners avec des disputes sont très spectaculaires, mais ensuite il y a ce moment incroyable dans l’épisode 6 où Angela craque et dit qu’elle veut juste être aimée. C’est calme, très honnête. Il est rare d’avoir ces opportunités. Très rare.
Billy Bob, vous avez parlé de Taylor Sheridan comme du Shakespeare de l’Amérique profonde ?
B.B.T. - Oui, d’une certaine façon, parce que si on regarde l’histoire, les westerns comme les soap operas reprennent toutes les composantes d’une œuvre de Shakespeare. Si on la réduit à du langage courant, ce ne sont que trahisons et coucheries. Donc on peut dire que Taylor Sheridan, qui allie le sens des histoires et celui des dialogues, est le Shakespeare cow-boy !
Et qu’avez-vous en commun avec vos personnages ?
A.L. - Angela est une maman féroce, elle aime intensément. Je ferais absolument tout pour mes enfants. Et elle se bat pour son grand amour. Cela est vrai pour moi aussi.
B.B.T. - Ce qu’on a en commun ? Eh bien, je fais et dis ce que je veux comme dans la vraie vie.








































Reflexionlibre
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J'adore Taylor Sheridan qui a fait l'excellente série Yellowstone.