Passer la publicité
Passer la publicité

France Télévisions condamnée à payer près de 450.000 euros aux ex-animateurs des «Chiffres et des lettres»

Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard
Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard Wyters Alban/ABACA / Wyters Alban

Le conseil des prud’hommes de Paris a tranché : le service public devra indemniser les anciens présentateurs du jeu, Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard.

Passer la publicité
Passer la publicité

Le compte est bon pour Arielle Boulin-Prat  et Bertrand Renard  et même très bon. Les animateurs historiques du jeu «Des chiffres et des lettres» - qui a fait les beaux jours de France 2 pendant près de 50 ans - avaient attaqué aux prud’hommes France Télévisions après leur licenciement en 2022. La justice leur a donné raison.

Selon les informations du Parisien, leur ancien employeur a ainsi été condamné à leur verser des indemnités de près de 450.000 euros. Bertrand Renard, qui officiait dans le programme en tant que spécialiste des mathématiques depuis 47 ans, devra recevoir 230.000 euros. Son acolyte, experte en lettres et langue française, présente dans l’émission durant 36 ans, obtiendra pour sa part environ 220.000 euros.

Passer la publicité

En août 2022, Alexandra Redde-Amiel, responsable des divertissements et des jeux de France Télévisions, avait expliqué à nos confrères du Parisien les raisons du départ des deux animateurs du jeu. « Nous ne nous sommes pas mis d’accord et nous le regrettons. » Le jeu devait alors être transféré le week-end et le service public avait avancé qu’Arielle Boulin-Prat et Bertrand Renard auraient refusé ce changement de formule. Des affirmations réfutées peu après par les principaux intéressés dans un communiqué de l’AFP.

« Nous n’avons pas refusé la supposée nouvelle version du jeu puisqu’on ne nous l’a jamais présentée », ont-ils d’abord signalé. « Ce qui est désigné pudiquement comme “un désaccord contractuel” a surgi car FTV a exigé une baisse de notre salaire de l’ordre de 60% et a refusé de nous accorder le CDI que nous avons eu l’outrecuidance de réclamer. [...] Nous sommes en CDD depuis 36 ans pour Arielle et 47 ans pour Bertrand... Nous n’existons pas alors que nous sommes tous les jours à l’antenne. Cette régularisation a été sèchement refusée, sans explication. C’est inacceptable humainement avant de l’être juridiquement. »

Les deux animateurs avaient ensuite lancé une action en justice qui vient donc de se clore. Le 27 novembre dernier, tous deux ont été avertis de la décision du conseil des Prud’hommes que Le Parisien a pu consulter. Dans celle-ci, la justice fait droit à la demande des présentateurs de voir leurs nombreux CDDU (Le Contrat à Durée Déterminée d’Usage) «convertis» en CDI.

Leur licenciement est également jugé «nul» et va permettre à Bertrand Renard de recevoir 136.000 euros et Arielle Boulin-Prat 129.000 euros à titre d’indemnité conventionnelle. Il serait précisé dans le document que «l’ensemble des échanges met en évidence une exécution déloyale du contrat de travail imputable à la société France Télévisions» et que les deux plaignants (âgés de 70 et 72 ans) ont été victimes d’une «discrimination fondée sur l’age». Ils obtiendront, chacun, 10000 euros de dommages et intérêts pour « rupture brutale et vexatoire » de la relation de travail, précise le quotidien.

Une décision qui contente Maître Juliette Mascart, l’avocate des deux anciens animateurs. « Nous sommes très satisfaits sur les principes », a-t-elle déclaré même si elle pourrait faire appel afin que la «nullité et les circonstances de leur licenciement soient mieux indemnisées». Joint par Le Parisien, France Télévisions n’a pas voulu faire de commentaires.

France Télévisions condamnée à payer près de 450.000 euros aux ex-animateurs des «Chiffres et des lettres»

S'ABONNER

Partager via :

S'abonner
Passer la publicité
Passer la publicité
64 commentaires
  • mistery13

    le

    Au moins ce jeu était "reposant". Je ne supporte pas les jeux TV actuels avec musique omniprésente, cris du public, vociférations des animateurs,

  • max123

    le

    C'est pas tant que ça

  • anonyme

    le

    Et l'Etat mérite encore l'adage : Fais comme dis, pas comme je fais.
    Honte sur NOTRE pays d'avoir de tels dirigeants !

À lire aussi