Franz-Olivier Giesbert célèbre Le Figaro
L’écrivain et journaliste est l’invité du « Club Culture », animé par Jean-Christophe Buisson sur le plateau du Figaro TV.
Passer la publicité Passer la publicité« La nostalgie, on la vit déjà lorsque l’on est jeune. » Installé dans le fauteuil d’invité du « Club Culture Le Figaro », la voix claire et l’œil brillant, Franz-Olivier Giesbert esquive d’emblée la question sur le temps qui passe. L’écrivain et journaliste (76 ans), éternel polémiste de la presse française, affiche plutôt cette « exaltation de la vie » qui signe son caractère et ses livres, tel que le souligne Mohammed Aïssaoui, notre confrère du Figaro littéraire assis face à lui, membre avec « FOG » du jury du prix Renaudot.
Convié par Jean-Christophe Buisson à évoquer son livre titré Voyage dans la France de l’ancien temps, paru chez Gallimard, Franz-Olivier Giesbert retrouve immédiatement ses marques dans une maison où il a travaillé pendant une douzaine d’années, au titre de directeur de la rédaction du quotidien puis du Figaro Magazine. « Je reviens toujours avec beaucoup de plaisir au Figaro, confie ce Parisien venu en voisin de la rue du Faubourg-Poissonnière, à quelques pas des locaux occupés par la rédaction. Il faut dire que j’y ai rencontré beaucoup de jeunes journalistes qui sont restés des amis. Ce n’est pas le cas de tous les journaux pour lesquels j’ai travaillé. » Pêle-mêle, il cite Étienne de Montety, Jean-René Van der Plaetsen, Yves Thréard, Jacques de Saint Victor… Autant de plumes, férues de littérature et d’histoire, comme lui. Et des consœurs : Michèle Biétry, Sylvie Pierre-Brossolette, Laurence Haloche…
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Passer la publicité« Le respect des opinions »
Puisant dans sa mémoire vive, les nombreux souvenirs de celui qui se rappelle « avoir pleuré en écrivant un article du Figaro sur la chute du mur de Berlin », activent les esprits. « Le Figaro, c’est la France, sa culture, son art de vivre, sa littérature, son esprit critique, aussi. Un grand libéralisme. Un journal “tocquevillien”, qui accepte les opinions de l’autre même s’il les combat », note-t-il. Michel De Jaeghere, directeur des Figaro Histoire et Hors-séries, établit alors un imparable parallèle lorsqu’il présente la publication spéciale « Le Figaro traverse les siècles - 200 ans d’histoire de France », éditée dans le cadre des festivités du bicentenaire du journal qui se tiendront les 14, 15 et 16 janvier 2026 au Grand Palais (événement ouvert à tous, inscription gratuite et obligatoire sur internet : 200ans.lefigaro.fr). « Le Figaro accompagne l’histoire de la France au fil des époques. Le raconter n’a rien d’un entre-soi. C’est une petite histoire qui raconte la grande. »
Présente au tour de table, Isabelle Schmitz, directrice adjointe de la rédaction du Figaro Hors-Série, ne résiste pas à lancer Franz-Olivier Giesbert sur sa rencontre avec le sculpteur Alberto Giacometti, lorsqu’il était encore adolescent. « Il voulait que je travaille avec lui dans son atelier, mais je ne me sentais pas de destin dans l’art. » Quelques années plus tard, l’étudiant en journalisme rendra un mémoire sur Hippolyte de Villemessant, propriétaire du Figaro au milieu du XIXe siècle, prophétisant son destin professionnel.
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« Lorsque je suis arrivé dans ce journal, souligne-t-il aujourd’hui, j’ai été frappé par les noms prestigieux qui y sont associés. Tous les plus grands écrivains français sont passés par Le Figaro : Hugo, Proust, Zola, George Sand… Et je pourrai continuer. » Baudelaire y était critique d’art, Sartre reporter. « Maupassant se mettait en colère quand ses papiers étaient coupés ! », précise Michel De Jaeghere. Et Franz-Olivier Giesbert de conclure : « Les grands penseurs de la culture française ont tous écrit dans les colonnes du quotidien. Une tradition que perpétue Alexis Brézet, directeur actuel des rédactions. Mon ami Alexis continue d’ouvrir cette maison aux courants d’idées. Le Figaro ne reste pas figé. Dans l’ADN de ce journal, il y a le respect des opinions. »






































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