Hallyday par David : itinéraire d’un enfant du rock sur M6
Un portrait intime du fils de Johnny vu à travers ses proches, dont son épouse Alexandra, sa mère Sylvie Vartan et son beau-père Tony Scotti.
Passer la publicité Passer la publicitéÀ l’occasion des célébrations pour les huit ans de la disparition de Johnny Hallyday et des adieux de Sylvie Vartan, le clan passe le flambeau à David Hallyday. De la gestion calamiteuse de la succession aux projets artistiques ratés, le bilan de la veuve du rocker est peu flamboyant. À travers sa tournée en hommage à son père, son double album et ce documentaire baptisé Hallyday par David , l’idée est d’ériger ce fils et musicien respecté en véritable gardien du temple.
La promesse d’un portrait en profondeur est là. Les moyens aussi. Ce film est plus abouti que celui diffusé il y a quelques mois sur Canal+. Cette fois, l’équipe a filmé David Smet à Londres, au Portugal et en Suisse. À l’exception de ses trois enfants, ses proches s’expriment. Même ceux qui restent d’habitude dans l’ombre, comme son épouse Alexandra et son beau-père Tony Scotti, sont là. Les analyses les plus fines viennent de son « oncle » de cœur, le parolier Michel Mallory, grand ami de la famille depuis cinquante ans.
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Passer la publicitéÀ Beverly Hills, les séquences chez Sylvie Vartan et Tony Scotti sont aussi précieuses. Mémoires du clan, ces derniers ont ouvert leurs archives. Voir Sylvie tourner les pages de ses albums photos est émouvant. Les films en Super 8 des anniversaires aussi. Dans cette famille d’exilés, les uns viennent d’Italie, les autres d’Arménie, de Bulgarie et de Hongrie. Un hommage particulier est rendu à Ilona, la grand-mère maternelle de David.
Avec son mari et leurs deux enfants Sylvie et Eddie, « Néné » a fui le joug communiste fin 1952 et a refait sa vie en France. Du côté maternel, David descend d’une lignée sensible aux arts. Son arrière-grand-père était architecte, son grand-père jouait du piano, son oncle Eddie a débuté dans le jazz avant de devenir chef d’orchestre de Sylvie et un auteur-compositeur reconnu.
Dès la naissance de David, le 14 août 1966, Sylvie l’élève seule. Johnny est toujours en tournée. Quand Sylvie donne ses concerts à l’autre bout du monde, « Néné » prenait le relais auprès de David. Quand Sylvie s’installe à Los Angeles, « Néné » suit. À Beverly Hills où David a grandi, la caméra nous emmène au lycée Français où il étudiait aux côtés de Jodie Foster.
De son père, David constate qu’il « aimait plus la vie sur scène que celle à côté ». Tony Scotti devient l’image masculine dont David a besoin.
Producteur de Barbra Streisand et de James Brown, ce brillant beau-père l’encourage à se lancer dans la musique. Le couple fort qu’il forme avec Sylvie est un modèle. À vingt ans, David est dans le top 30 des charts américains. Artiste complet, il a de la présence sur scène. Il sait jouer de plusieurs instruments et est un excellent mélodiste. Il était promis à une carrière internationale. Sa tournée au Japon fait un malheur. Son premier film américain aussi, David est invité dans tous les grands talk-shows.
Et puis à 21 ans, cette ascension fulgurante qui promettait de dépasser celles de ses parents freine brutalement. Sa rencontre avec Estelle Lefébure va tout changer. Dans les années qui suivent, il se consacre à sa famille et travaille quand vraiment il en a envie. En comparaison, aujourd’hui il est presque hyperactif. Il a repris sa carrière d’acteur et les audiences sont excellentes. Au final, ces 90 minutes se regardent d’un trait. Mais ce portrait est davantage une hagiographie qu’un vrai travail journalistique. Un peu plus de recherches historiques, de recul et d’analyses auraient été bienvenus.







































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