«J’avais peur qu’on me considère comme une cruche» : Shirine Boutella revient sur son passé de Youtubeuse beauté
VIDÉO - L’actrice à l’affiche de la série HBO Belphégor était l’invitée du «Buzz TV» ce lundi pour se confier sur son expérience de créatrice de contenus et le tournage exceptionnel de la fiction, tournée dans le musée du Louvre.
Passer la publicité Passer la publicitéShirine Boutella est à l’affiche de la mini-série Belphégor, disponible depuis le jeudi 11 décembre dernier sur HBO Max. Elle y figure aux côtés de grands noms du cinéma et du petit écran, à savoir Aure Atika, Kad Merad et Vincent Elbaz. Pour l’occasion, elle était l’invitée du «Buzz TV» ce lundi 15 décembre. L’occasion pour la comédienne de revenir sur son parcours d’actrice, et ce qui l’a poussé à faire le métier qu’elle exerce aujourd’hui. «C’est marrant, peut-être que c’était trop inaccessible, mais je n’ai jamais pensé être actrice. Comme je vivais en Algérie, je regardais ça de très loin, c’était un rêve. C’est vraiment venu par hasard dans ma vie. Ce n’est qu’une fois que j’ai mis les pieds dedans que je me suis dit que c’était le meilleur métier du monde», a-t-elle dévoilé.
Il faut dire que la Franco-algérienne de 35 ans n’était pas forcément prédestinée à la comédie. Elle avait même réussi à se constituer une communauté de plus de 2 millions d’abonnés sur YouTube, où elle créait du contenu beauté. «C’est une boîte de production algérienne pour Netflix qui m’a repérée sur Internet, alors que j’étais Youtubeuse beauté. C’est comme ça que j’ai passé mon premier casting. J’ai appris à jouer sur le tas. (...) Ce syndrome de l’imposteur m’a prouvé que je pouvais y arriver, que j’étais à ma place. (...) À un moment, la question s’est posée de savoir si ça n’allait pas me décrédibiliser d’être sur Youtubeuse beauté. J’avais peur qu’on me considère comme une espèce de cruche», a-t-elle affirmé.
Qu’elle se rassure, son rôle principal dans Belphégor lui permettra assurément de redorer son image. D’autant que les femmes prennent de plus en plus de place, à la télévision comme au cinéma, ce qui n’est pas pour déplaire à l’interprète de Hafsa Moreau dans cette nouvelle série. «Tout dépend de comment les sujets sont abordés, mais c’est vrai que le fait que les personnages féminins aient vraiment leur place dans les rôles principaux, avec de fortes personnalités, je trouve que c’est appréciable. Notamment le fait que le personnage féminin ne tourne pas autour du personnage masculin, ne soit pas là juste pour le valoriser, comme on le voit dans les James Bond», s’est-elle exprimée.
Pour l’heure, si les adaptations précédentes du roman d’Arthur Bernède ont toutes remporté un franc succès, la comédienne a pourtant révélé ne pas avoir souhaité visionner ni le feuilleton de Claude Barma diffusé en 1965, ni le film avec Sophie Marceau. Un choix assumé par l’actrice. «J’ai posé la question, justement, parce que je savais qu’il y avait eu un engouement autour de ce que Belphégor représentait. En discutant avec le réalisateur et la productrice, ils m’ont dit qu’on partait sur une page blanche, et ça m’arrangeait bien parce qu’il y a beaucoup de pression quand on nous attend au tournant, lorsqu’on réadapte un truc aussi gros et connu que Belphégor. Nous sommes partis sur un nouveau concept. Je ne voulais pas être inspirée parce que c’est assez humain d’être influencé par ce qu’on a vu, et je ne le voulais pas. (...) Ce que j’ai trouvé intéressant dans notre approche de Belphégor, c’est le thriller psychologique. Il y a une confusion, un flou entre les personnages», a-t-elle témoigné.
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Le tournage de la mini-série s’est fait à l’intérieur du musée du Louvre alors qu’il était fermé au public. Une chance pour les équipes du programme. «C’était pépite ! C’est assez exceptionnel, très impressionnant. Il y a un sentiment de petitesse où l’on se sent vraiment ridicule. En plus, c’est très silencieux parce que, quand on tourne, il n’y a pas un son. (...) Il y a beaucoup de plans visuels où nous nous baladons juste dans le Louvre, parce que le réalisateur était comme un fou. Il voulait profiter de chaque millimètre auquel on avait accès», a déclaré Shirine Boutella.
Et cette dernière de revenir sur le fait d’actualité qui a marqué le Louvre en octobre dernier, avec le vol de bijoux historiques. «Nous nous sommes dit : “Mon Dieu, mais le timing de cet incident est fou !” Après, les gens n’avaient pas encore entendu parler de la série, donc ils n’ont pas forcément fait le lien. Ils ont plus pensé à Lupin. Même moi, j’ai pensé que c’était une annonce pour la série, je me suis dit : “Wouah, ils ont osé !” Et en fait, pas du tout. C’était improbable, j’étais choquée comme tout le monde. (...) Ça rend plus crédible le vol du masque dans la série», a-t-elle plaisanté.





































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