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«Je suis interdit de toutes les foires à Paris» : Richard Orlinski dénonce le snobisme du monde de l’art

Richard Orlinski dans le «Buzz TV»
Richard Orlinski dans le «Buzz TV» Capture d'écran/Buzz TV

VIDÉO - Le sculpteur était l’invité du «Buzz TV» ce mercredi, afin de présenter son nouvel ouvrage «Rétrospective» et revenir sur son éviction du milieu artistique de la capitale.

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Sculpteur, musicien ou encore chroniqueur radio, Richard Orlinski, retrace le parcours riche et diversifié de sa carrière dans son livre autobiographique Rétrospective. Rédigé par Sonia Chaine et publié aux éditions Gründ début octobre, cet ouvrage explore les moments clés de sa vie, ponctué de photographies de ses plus grandes œuvres : «J’ai toujours eu cette envie de transmission, de partage. C’est une occasion pour les gens qui ne connaissent pas forcément l’étendue de mon travail, d’en apprendre plus, de voir des choses que je ne partage pas forcément sur mes réseaux sociaux», explique l’artiste contemporain aux plus de 9 millions d’abonnés sur Instagram.

L’art accessible à tous, c’est également l’initiative qu’il a lancée l’an passé avec le programme «Première fois au musée» sur TV5 Monde. Ce projet offrait à cinq jeunes, initialement indifférents à la culture et n’ayant jamais mis les pieds dans un musée, l’opportunité de découvrir l’art sous un angle inédit : «Les jeunes n’y vont pas car ils sacralisent beaucoup les musées!», déclare le disc-jockey de 59 ans. Bientôt à la tête d’une série documentaire sur la culture francophone diffusée sur la même chaîne, l’artiste derrière le célèbre «Wild Kong» souhaite, à travers ce programme, repenser la manière dont l’art est consommé à la télévision : «Pour rendre un programme culturel attractif, il faut de l’autodérision, et c’est exactement ce que nous avons fait !» il ajoute «J’ai plein d’idées, mais le problème, c’est qu’il n’y a encore pas assez de créneaux pour un sculpteur à la télévision», déplore celui qui a été décoré de l’insigne de Chevalier des Arts et des lettres.

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«Aujourd’hui, il y a des faiseurs de rois»

En vingt ans de carrière, Richard Orlinski a su se faire un nom et est désormais le sculpteur français le plus vendu dans le monde. Pourtant, en dépit de ce succès, sa place dans le milieu artistique parisien reste encore difficile à affirmer : «Le snobisme parisien, c’est très violent. Je suis interdit de tous les évènements et de toutes les foires d’art contemporain à Paris. Et dès que j’en parle en interview, on me reproche de me victimiser! », assume avec honnêteté le chroniqueur des «Grosses têtes».

«Il y a beaucoup de jalousie entre les artistes», ajoute-t-il. Ces critiques, celui que l’on surnomme le «sculpteur des stars» essaye de s’en défaire : «Aujourd’hui, il y a des faiseurs de rois», ironise-t-il, avant de préciser : «Je suis un artiste populaire, quand j’ai deux pages de Beaux-Arts Magazine qui m’attaque, qui n’est lu que par seulement trois, quatre lecteurs, mais que dans Paris-Match, là, on parle de mon travail sur dix pages, moi ça me va!», s’amuse l’interprète du titre Heartbeat.

S’il n’a pas la «carte» dans le milieu parisien, son succès mondial lui, ne semble pas en pâtir : Jason Derulo, Justin Bieber ou encore Sharon Stone, tous comptent parmis ses clients fidèles. «Au début de ma carrière, je faisais beaucoup de crocodiles et Sharon Stone m’avait commandé toute la collection. Les prix à l’époque étaient moins chers mais pour moi c’était déjà énorme!», confie Richard Orlinski. Une popularité auprès des vedettes, à laquelle l’auteur de Pourquoi j’ai cassé les codes accorde peu d’importance : «Je ne suis fan de personne, j’aime les personnes pour ce qu’elles sont, pas tellement pour leur célébrité et c’est comme ça que j’éduque mes enfants», a-t-il conclu.

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3 commentaires
  • Chorebe

    le

    Ses oeuvres en plastique sont abominables, et le succès qu’elles rencontrent auprès des nouveaux riches suffit à en apporter la preuve, mais on ne comprend pas pourquoi celles de Jeff Koons ne suscitent pas un rejet aussi salutaire.

  • Marie-Hélène Lapierre

    le

    Parce qu’il a toujours refusé de partager le gâteau avec ceux qui font le marché de l’art….

  • 3526432 (profil non modéré)

    le

    En même temps une de ses « œuvres » est sur le plateau d’une émission d’Arthur, émission très grand public ! Pas vraiment les gens qui courent les foires d’art

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