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«Malgré son CDI, il dort dans sa voiture» : François-Xavier Ménage raconte la colère d’une France à bout

François-Xavier Ménage au «Buzz TV», le 9 décembre 2025
François-Xavier Ménage au «Buzz TV», le 9 décembre 2025 Capture d'écran

VIDÉO - Le Grand reporter de TF1 publie un livre, Les Oubliés, qui raconte l’histoire des Français qui ne se sentent pas entendus. Au «Buzz TV», il rappelle la nécessité de se rendre sur le terrain, en zone de guerre ou au coin de nos rues.

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Celui qui a documenté la chute de Bachar el-Assad en Syrie, les cimetières habités par des citadins aux Philippines ou la catastrophe nucléaire de Fukushima en 2011 connaît le terrain comme sa poche. Le grand reporter de TF1, François-Xavier Ménage, était l’invité du «Buzz TV», pour la parution de son livre Les Oubliés, aux éditions Robert Laffont, sorti ce 16 octobre 2025.

Son nouvel ouvrage part d’un constat : «Je vois quand même qu’il y a de plus en plus de Français qui se considèrent oubliés», explique-t-il, avant de citer les éboueurs, les hauts fonctionnaires, ou les professeurs. Un sentiment qui donne naissance à une colère. À travers ce nouvel ouvrage, l’ancien matinalier de LCI veut défendre le travail de terrain : « C’est toujours les mêmes qui racontent la France. On va se retrouver avec un récit qui va se répéter, mais qui n’est pas un récit de terrain», dénonce-t-il au «Buzz TV».

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Un conducteur de bus, une infirmière...

Parmi les histoires racontées, celle de Patrick, un conducteur de bus, qui, «malgré son CDI, dort dans sa voiture». Immergé dans son quotidien, François-Xavier Ménage remarque que son budget est partagé entre l’essence et le pressing : « Chaque semaine, il fallait que sa chemise blanche de la RATP soit impeccable. Il y met un point d’honneur par rapport à tous les usagers de son bus. Ça raconte quelque chose de l’envie de servir l’intérêt général», témoigne-t-il.

Il évoque également le parcours d’une infirmière qui s’occupe de patients qui ont perdu leur médecin généraliste : « Ça veut dire pour elle : des dizaines de kilomètres avalés et des allers-retours, deux fois par jour. Elle effectue cela notamment pour une patiente qui a Alzheimer, qui a besoin de traitements très particuliers (...) Il faut applaudir, je pense, parce qu’elle fait société mieux que d’autres», raconte encore le journaliste.

Des politiques à gauche et à droite m’ont dit qu’ils avaient appris beaucoup de choses avec ce livre

François-Xavier Ménage

François-Xavier Ménage décrypte son travail quand il part en reportage : «Il y a beaucoup de personnes que j’arrête sur le terrain. Je sais pourquoi j’y vais, ce que je recherche, mais ensuite, je me laisse surprendre par les interlocuteurs», relate-t-il.

Il revendique un ouvrage sans opinion politique, bien qu’il ait suscité des réactions de quelques personnalités : «Des politiques à gauche et à droite m’ont dit qu’ils avaient appris beaucoup de choses avec ce livre. Ça m’a beaucoup rassuré, parce que je ne suis pas là pour parler à une petite partie de la population française, mais j’espère, à tout le monde», exprime l’auteur.

Son expérience en Ukraine

Sur le plateau du «Buzz TV», François-Xavier Ménage s’est également remémoré ses plus forts reportages, dont celui sur le front, entre l’Ukraine et la Russie. Alors qu’il ne pensait pas pouvoir filmer les positions russes côté ukrainiens, un soldat a pris une journée pour l’accompagner et capter quelques images. Le journaliste se souvient : « Le soldat était off, il ne travaillait pas officiellement. Il était venu sur la ligne de front avec nous pour nous accompagner, pour notre sécurité, mais surtout, pour expliquer à quel point il manquait de tout». 

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Sur place, le reporter affronte un paysage terrifiant : «Il y avait des mines, des drones au-dessus de nous... C’était vraiment l’enfer», souligne-t-il. Quatre jours plus tard, le soldat qui les avait accompagnés avait trouvé la mort au même endroit. Troublé par la nouvelle, il se rappelle : «Il y avait d’ailleurs un prêtre orthodoxe qui n’était plus prêtre et qui, à cette époque-là, utilisait des drones avec des grenades sur les positions russes. Je lui avais demandé : “Mais où est la morale dans tout ça, vous qui êtes un homme d’Église ?”, il m’a répondu : “Je n’en ai plus rien à foutre de la morale, c’est la guerre !”».

Cette histoire a convaincu François-Xavier Ménage de la nécessité d’être présent sur place malgré les difficultés : « Le boulot de reportage c’est d’expliquer ça et je pense que c’est saisissant de l’entendre. Maintenant, il s’avère qu’effectivement, le militaire qui nous avait accompagnés n’est plus là et vous êtes dévasté», finit-il par dire.

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3 commentaires
  • VLM

    le

    Bravo pour ce travail de terrain quand tant d’autres s’expriment de loin, se contentant délire des statistiques ou des sondages pour s’imaginer savoir et connaître!

  • anonyme

    le

    Normal, l'immigration c'est 3% du pib et les hlm sont donnés aux étrangers voire même on leur paye des hôtels. Faut mieux voter mon gars ...

  • RMorion

    le

    Il n'y a jamais eu autant de fric dépensé par l'Etat et jamais autant de difficultés. Des salariés dorment dans la rue, le gouverne-ment paye des hôtels à des migrants islamistes. Il n'y a rien à sauver. Lorsqu'on reprendra le contrôle de notre pays, il faudra lancer des audits sur l'utilisation de l'argent publique et sans aucun doute lancer des missions anti-corruptions.

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