Margot, gagnante de la saison 14 du «Meilleur pâtissier» : «Avec Cyril Lignac, notre relation était un peu conflictuelle»
ENTRETIEN - La policière de 32 ans a remporté le trophée du concours amateur face à Victoria et Seb.
Passer la publicité Passer la publicitéAprès 14 semaines de compétition intense, Margot a remporté la saison 14 du «Meilleur pâtissier» . La jeune femme de 32 ans, qui officie dans la vie comme policière à Longuyon en Meurthe-et-Moselle, a découvert la pâtisserie il y a seulement quatre ans.
Elle a ensuite connu une ascension fulgurante qui l’a portée jusqu’au concours pâtissier de M6 où elle a brillé tout au long de la compétition. Notamment dans les épreuves techniques de Mercotte où elle a enchaîné six victoires d’affilée, un record. Elle se confie sur cette aventure.
Passer la publicitéTV MAGAZINE - Qu’avez-vous ressenti au moment où Mercotte vous a annoncé gagnante ?
MARGOT - La pression était énorme, le stress aussi, les gens criaient. Je me souviens que tout le monde a hurlé et m’a sauté dessus et que j’ai fermé les yeux. Tout est allé très vite et c’était un peu surréaliste.
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Que représente cette victoire pour vous ?
Ça représente les deux mois et demi de concours, la fatigue, les remises en question… C’est donc une belle fierté d’être allée au bout malgré les embûches.
Vous parlez de hauts et de bas, le concours était-il plus difficile que vous ne l’imaginiez ?
Je dois avouer que c’était, en effet, bien plus difficile que je ne le pensais. D’abord par le timing. Quand on fait des gâteaux, on se doute que deux heures, c’est très très peu pour en faire un et, ce, malgré le matériel de professionnel que l’on a. Et puis on enchaîne des journées qui sont très longues. On commence tôt et on finit tard, le tout avec la pression et le stress pendant deux mois et demi.
Comment avez-vous vécu cette finale ?
Elle s’est déroulée sur deux jours. Le premier matin, je me suis dit qu’on était là pour s’amuser car on avait déjà tout gagné puisqu’on était en finale. Mais, dès que j’ai commencé l’épreuve, mon côté compétitrice a repris le dessus et je me suis « ce n’est pas fini, il y a trois épreuves donc il faut aller jusqu’au bout ». J’y suis donc allée, comme le reste du temps, concentrée, à fond et contente d’être là. Et ça s’est bien déroulé à part ma pâte feuilletée qui a été un peu compliquée à faire lors de la première épreuve. C’était un peu la panique de commencer comme ça mais après je me suis ressaisie.
Qu’avez-vous ressenti la première fois qui vous avez mis le pied sous la tente ?
J’ai eu l’impression de rentrer dans ma télé ! Avec les décors, l’ambiance... La tente est super jolie, on reconnaît les frigos, la décoration. Cela donne la sensation de rentrer dans un décor de télévision.
Quel est votre meilleur souvenir de cette aventure ?
J’en ai plusieurs mais je me souviens de mon échange avec le chef belge, Pierre Marcolini sur l’épreuve d’Halloween. Il m’avait encouragée dans mes goûts un peu originaux, ce qui n’était pas forcément le cas de Cyril Lignac et Mercotte pendant ces 14 semaines donc ça m’avait conforté que ce genre de choses se faisaient. Je repense aussi au fou rire que nous avons eu sur la banane en trompe-l’œil avec le chef François Perret. C’était vraiment un moment qu’on n’oubliera pas.
Vous êtes policière et, plus jeune, vous étiez championne d’escrime. Est-ce que votre mental vous a aidé dans la compétition ?
C’est vrai qu’en dehors des qualités pâtissières, le mental que j’ai pu avoir dans mes années de compétition et ensuite dans mon métier de policière, a vraiment joué un rôle énorme dans le fait que je tienne sur la durée. J’ai réussi à rester calme même quand ça ne se passait pas bien. J’arrivais à transformer tout de suite les remarques en quelque chose de constructif. Et puis, ça m’a aussi aidé physiquement parce qu’on courait partout pendant les épreuves et il faisait chaud. C’était quand même assez intense.
Comment ont réagi vos collègues lorsque vous leur avez dit que vous alliez participer au «Meilleur pâtissier» ?
Ce sont eux qui m’ont encouragée à m’inscrire à l’émission, parce que, justement, ils étaient mes cobayes depuis trois ans ! Ils ont vu ma progression et ils m’ont dit que ça serait chouette que je le fasse. Et je crois qu’ils avaient raison...
Cela faisait trois ans que vous faisiez de la pâtisserie lorsque vous vous êtes inscrite. Comment est née cette passion ?
Effectivement, je partais de rien du tout je n’avais jamais fait de pâtisserie. Quand nous avons été mutés, mon compagnon et moi dans l’est de la France, on s’est retrouvés loin de nos familles et de nos amis. Au début, avec notre rythme de travail, on ne se voyait jamais. Je me suis dit qu’il fallait absolument que je me trouve une activité pour ne pas péter un câble. J’admirais Nina Métayer et Cédric Grolet et j’adorais leurs vidéos. Et c’est comme ça que je m’y suis mise. J’ai appris quasiment exclusivement grâce aux réseaux sociaux et aux livres. Je faisais de la pâtisserie plusieurs heures par jour. Quand j’ai un truc en tête, je le fais toujours à fond.
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Votre spécificité était le cake design mais vous avez aussi été brillante dans les épreuves techniques en remportant six victoires de suite...
Le cake design m’a beaucoup aidée pour les épreuves créatives comme pour le travail de la pâte à sucre. Concernant les épreuves techniques, je pense que c’est mon passé professionnel qui m’a clairement aidée. Avant d’intégrer la police, j’étais apprentie ingénieur dans le nucléaire et donc je savais lire des plans, les appliquer et ne pas broncher - ce qui est aussi le cas dans la police, quelque part. L’épreuve de Mercotte était ma préférée et comme c’était sa dernière saison, j’avais envie de la rendre fière. Au début, j’étais finalement souvent dernière. Mais, une fois que j’ai pris le coup de main, ça a été.
Passer la publicité« De voir Mercotte émue, nous a transportés »
Margot
Quels liens vous avez eus avec Cyril Lignac, Mercotte et Laëtitia Milot ?
Tout le monde a pu le voir, et je dis cela avec grande amitié, mais je pense qu’avec Cyril, on avait une petite relation conflictuelle, notamment sur le choix de mes parfums. À chaque fois qu’il arrivait à mon plan de travail, il y avait un truc qui n’allait pas. Bon, en même temps, il est chef pâtissier et pas moi donc j’ai tout intérêt à l’écouter. Je regarde l’émission depuis très longtemps et j’ai l’impression que lors de cette saison, c’était un peu plus Cyril le méchant et Mercotte la gentille alors que d’habitude c’est plutôt l’inverse. Mais on avait de super bonnes relations, ils étaient de très bons conseils. Laëtitia Milot, de son côté, était toujours derrière nous. Donc c’était vraiment sympa de les voir tous les trois.
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Comment avez-vous vécu cette dernière émission de Mercotte ?
Cette finale a été un truc de fou du début à la fin. On avait vraiment l’impression d’être hors-sol. On a été accueillis par la troupe du Roi-Soleil, tout était magique. Les copains de l’aventure nous ont fait une haie d’honneur. Et puis ce final avec Mercotte et tous ces grands chefs venus pour elle... C’était sa surprise mais on en a bénéficié aussi ! Et puis il y avait aussi ses proches. De la voir émue, elle qui est toujours un peu stricte, un peu pudique, ça nous a transportés. C’était génial.
Comment s’annonce la suite pour vous, allez-vous vous lancer dans la pâtisserie ?
Je suis passionnée par mon métier donc je ne compte pas du tout le quitter. En plus, c’est déjà une reconversion donc j’y suis très bien. La pâtisserie sera plutôt une activité annexe. Ce qui m’intéresse, c’est la transmission. Il y aura déjà le livre et ensuite je pense faire des masterclass et des ateliers pour apprendre aux autres.







































L’oiseau en vol
le
Elle est sympa et tant mieux pour elle !
Mais j’aurai préféré que ce soit Victoria ! Ça m’aurait semblé bcp plus juste.
Donc je suis très déçue (c’est rigolo comme on se prend au jeu)
Yaute
le
« C’est donc une belle fierté d’être allée au bout malgré les embûches »…de Noël ?
Anonyme
le
Ce sexisme féministe est maintenant partout, mais les femmes en sont les premières victimes. Elles sont obligées de prouver leur valeur, toujours, même pour celles qui ont le niveau, et c'est vraiment très pénible.