Miss France 2026 : Miss Aquitaine et Miss Provence destituées après des propos injurieux sur les réseaux sociaux
Dans un communiqué commun envoyé mardi matin, les comités Miss Aquitaine et Miss Provence pour Miss France ont annoncé les destitutions d’Aïnhoa Lahitete et de Julie Zitouni. Explications.
Passer la publicité Passer la publicitéDeux jours après la révélation d’une vidéo montrant Julie Zitouni, Miss Provence 2025, et de Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine 2025, réagir vulgairement à l’annonce des douze demi-finalistes retenues par le jury de présélection de Miss France 2026, les organisateurs du concours de beauté ont décidé d’agir et de sanctionner. « Les comités Miss Provence Côte d’Azur et Miss Aquitaine, avec le soutien de la Société Miss France et de l’Amicale des Délégués Régionaux, prononcent aujourd’hui la destitution de Julie Zitouni, Miss Provence 2025, et de Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine 2025 », ont-ils annoncé mardi matin.
« Cette décision fait suite à la diffusion d’une vidéo tournée dans les loges de l’élection de Miss France 2026, dans laquelle les deux candidates tiennent et relayent des propos injurieux à l’égard des douze demi-finalistes, détaillent-ils. Ces paroles et cette attitude sont en totale contradiction avec les valeurs que nos comités s’efforcent de défendre. Il s’agit d’une décision lourde de conséquences mais nécessaire. Elle a demandé une concertation avec les services concernés, elle ne pouvait donc pas intervenir plus tôt. »
À lire aussi Miss France 2026 : Hinaupoko Devèze, l’imperfection assumée
Passer la publicité« C’est des grosses putes »
Julie Zitouni, Miss Provence 2025
Dans la vidéo en question, dévoilée dimanche matin par le blogueur Aqababe, Aïnhoa Lahitete se filmait avec son téléphone portable. « Qu’est-ce que c’est que ce top 12. Désolée, je ne veux pas faire ma rageuse mais c’est quoi ce top 12 », avait-elle déploré. Dans son dos, Julie Zitouni était intervenue, le sourire aux lèvres en lâchant : « C’est que des grosses putes » . Miss Aquitaine avait alors acquiescé. « Ouais, pas toutes mais beaucoup », avait nuancé cette dernière.
Les deux jeunes femmes avaient, par la suite, présenté leurs excuses sur leurs réseaux sociaux. « Les mots que j’ai prononcés sont maladroits et ne reflètent absolument pas ce que je pense des candidates, a assuré Julie Zitouni. J’ai utilisé le mot “pute” dans un sens familier qui, dans ma manière de parler, signifiait simplement “les veinardes”, “les chanceuses”. Ce n’était pas une insulte. Mais ce n’est pas un vocabulaire qui a sa place dans Miss France, et je le reconnais entièrement. Je comprends que cela puisse choquer, et je m’en excuse sincèrement. »
« Je prends l’entière responsabilité de ce qui s’est passé »
Aïnhoa Lahitete, Miss Aquitaine 2025
« Sous le coup de l’émotion et du déroulement de la cérémonie, je n’ai pas mesuré la gravité de ce qui se passait, ni l’importance de mes réactions, a pour sa part déclaré Aïnhoa Lahitete. Avec le recul, je réalise à quel point cela a pu blesser, humilier les candidates, atteindre le travail des comités, et choquer toutes les personnes qui nous soutiennent et nous regardent et celles qui portent les valeurs de ce concours. Je prends l’entière responsabilité de ce qui s’est passé. Je regrette profondément d’avoir réagi de cette façon et de ne pas avoir immédiatement condamné ces propos. J’espère sincèrement que celles et ceux qui ont été touchés par cette situation pourront, avec le temps, accepter mes excuses. »
Interrogée lundi sur Europe 1 sur cet incident, Hinaupoko Devèze a tenu un discours d’apaisement. « Elles se sont expliquées, elles ont prononcé leurs excuses vis-à-vis de chacune. Il faut passer à autre chose », a réagi Miss France 2026. À ses côtés, Camille Cerf a estimé que « la déception a parlé » dans un contexte de relâchement et dans une vidéo privée qui n’avait pas vocation à être partagée publiquement. L’organisation Miss France a « pris acte » des excuses prononcées par Aïnhoa Lahitete et Julie Zitouni avant d’annoncer sa sanction.
« Aucune faute ne justifie la haine, l’acharnement ou les menaces sur les réseaux sociaux »
Comités Miss Provence Côte d’Azur et Aquitaine pour Miss France
« La gravité des propos tenus rend impossible le maintien de leur titre de Miss Provence 2025 et de Miss Aquitaine 2025 », expliquent les délégués régionaux Lydia Podossenoff du comité Miss Provence Côte d’Azur et Éric Laurens du comité Miss Aquitaine. « Le rôle d’une Miss régionale est d’être une ambassadrice de sa région, un visage de sérieux, de respect et de responsabilité, notamment auprès des jeunes femmes qui s’identifient à elle. C’est à cette exigence que nous restons fidèles. »
Passer la publicitéLes deux comités affiliés à Miss France ont également condamné avec fermeté le cyberharcèlement dont font l’objet les deux candidates. « Aucune faute ne justifie la haine, l’acharnement ou les menaces sur les réseaux sociaux. Nous poursuivrons notre mission avec rigueur et vigilance, afin que les femmes appelées à représenter la Provence et la région Aquitaine puissent le faire dans un cadre exigeant, responsable et digne de la confiance du public », concluent-ils.
Après une destitution, c’est en général la première dauphine de l’élection régionale qui se voit proposer le titre et les responsabilités. Le 5 octobre dernier au Futuroscope, c’est Solène Videau, Miss Bordeaux 2025, qui avait terminé deuxième de Miss Aquitaine 2025 derrière Aïnhoa Lahitete. Le 25 juillet à Saint-Raphaël, l’écharpe de première dauphine de Julie Zitouni avait été remise à Manon Job, Miss Vaucluse 2025.






































jacadi13
le
Les miss sont à l’image du pays Ce concours est d’un autre temps
Jean
le
Elles iront dans des talk show, des émissions de télé-réalité, feront quelques films pour adultes, seront les partenaires libidineuses des footballeurs et leur besace sera vite remplie de beaux euros...
Commentaires
le
Rien de nouveau en fait, les réseaux sociaux se font l’écho de ce que les mauvaises et mauvais perdants pensent tout haut. Il est utopique de croire que les anciennes miss étaient différentes.