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«Nous sommes les oubliés de “Star Academy”» : que devient Pauline Maserati, candidate de la saison diffusée sur NRJ12 ?

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Pauline Maserati, alias Paulette
Pauline Maserati, alias Paulette Collection personnelle Pauline Maserati

ENTRETIEN - Treize ans après sa participation au télécrochet musical produit par Endemol, la chanteuse désormais mariée et jeune maman nous raconte son parcours et son épanouissement artistique sous le nom de Paulette.

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Le 6 décembre 2012, NRJ12 avait tenté un pari ambitieux en relançant « Star Academy », quatre ans après l’arrêt de l’émission sur TF1. La chaîne de la TNT avait repris le format à l’identique avec Endemol à la production et un duo d’animateurs, Matthieu Delormeau et Tonya Kinzinger. Quatorze candidats avaient pris part à la téléréalité musicale remportée par Laurène Bourvon après deux mois et demi de compétition.

Également au casting, Pauline Maserati n’avait que 18 ans lors de la diffusion et avait terminé à la huitième place. Aujourd’hui mariée et mère de famille, elle nous raconte son parcours personnel et artistique depuis sa participation à une édition de « Star Academy » trop souvent oubliée.

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LE FIGARO. – Comment vous êtes-vous retrouvée dans cette promotion de « Star Academy » en 2012 ? 
Pauline MASERATI. - C’était assez inattendu. Après la publication d’une reprise de Call me maybe de Carly Rae Jepsen en français et en espagnol sur Internet, une casteuse m’avait contactée pour me proposer de participer aux auditions. J’avais dû passer plusieurs étapes avant d’apprendre qu’il s’agissait de « Star Academy ». J’étais à la fois heureuse et sur la retenue. J’étais encore jeune et je ne me sentais pas forcément légitime même si cela faisait longtemps que je faisais de la musique et de la scène. Pour moi, c’était un énorme programme que je regardais quand j’étais petite.

Pourquoi avoir finalement accepté ? 
J’ai accepté sur un coup de tête de participer au casting, ça ne coûtait rien d’y aller. Quand j’ai été prise, il y a eu un mélange de peur et d’excitation. J’ai eu l’impression de vivre un rêve de gosse. Et à la fois, j’avais cette crainte d’être éloignée et coupée de mes proches. C’était un grand saut dans l’inconnu que je ne regrette pas d’avoir fait. « Star Academy » m’a beaucoup apporté pour la suite, c’est une expérience qui m’a permis de mieux me connaître personnellement et artistiquement. Cela m’a fait grandir.

Qu’attendiez-vous de cette expérience ? 
Pas grand-chose, je ne me suis jamais dit qu’en participant à « Star Academy », j’allais devenir une star. J’avais simplement envie de saisir cette opportunité et de vivre mon rêve d’enfant. C’était la chance de pouvoir rencontrer du monde dans ce milieu de la musique où je voulais évoluer. Pour la jeune femme que j’étais qui venait d’un petit village du sud de la France, c’était tellement inaccessible.

« J’ai fait une crise de panique le soir du lancement de “Star Academy” »

Pauline Maserati

Quel était votre parcours personnel et artistique avant votre participation à « Star Academy » ? 
Cela faisait déjà un petit moment que je faisais de la musique, j’ai commencé très jeune. J’ai toujours été attirée par tout ce qui était artistique. Depuis toute petite, je faisais du théâtre, beaucoup de danse et de la musique. J’essayais de faire des premières parties, de trouver des petits concours qui se passaient dans ma région, des choses pour pouvoir faire de la scène et chanter. J’essayais de me produire avec mes propres chansons. J’étais sur des projets indépendants en marge de mes études. J’ai toujours fait de la musique par plaisir, plus que par envie de notoriété ou par envie de devenir riche ou connue.

Comment envisagiez-vous votre avenir professionnel à ce moment-là ? 
J’étais dans mes études, je me voyais faire un métier assez classique. Je ne me voyais pas forcément devenir chanteuse, même si j’adorais ça. J’aimais beaucoup les langues vivantes, je me disais que je pourrais devenir traductrice ou interprète, quelque chose dans le genre.

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Comment avez-vous vécu vos sept semaines d’expérience dans « Star Academy » ? 
C’était intense, humainement et artistiquement. Nous étions tellement coupés du monde que j’ai l’impression d’avoir vécu deux années en sept semaines. Nous étions dans une bulle où tout allait très vite, nous vivions H24 ensemble et nous avions l’impression de nous connaître depuis des années. C’était étrange comme sensation. Quand je suis sortie de l’émission et que j’ai retrouvé ma vraie vie, j’ai eu l’impression de me prendre une claque. C’était vertigineux.

Lors du lancement en prime time, vous aviez interprété Le sens de la vie de Tal puis vous aviez partagé une chanson avec M. Pokora et d’autres candidats… 
Pour la petite anecdote, j’ai fait une crise de panique ce soir-là. Je me demandais ce que je faisais là et je ne voulais plus y aller. Il a fallu qu’on m’encourage et qu’on me persuade que je pouvais le faire. Ce sont des émotions très fortes. Je garde en mémoire de très beaux duos durant ces primes, notamment avec Patrick Bruel. Et plus globalement, cela reste une école où j’ai beaucoup appris au niveau de la rigueur, de l’expression scénique et du rapport avec les médias.

« Notre saison n’avait rien à envier aux précédentes. C’était une “Star Academy” à part entière »

Pauline Maserati

Avez-vous gardé contact avec vos camarades de « Star Academy » ? 
Nous habitons un peu partout en France voire dans le monde mais nous prenons régulièrement des nouvelles des uns et des autres. J’envoie de temps en temps des petits messages à mes anciens camarades et je les suis sur les réseaux sociaux. Même si nous n’arrivons pas forcément à se voir, le lien perdure.

Depuis le retour de « Star Academy » en 2022 sur TF1, le château de Dammarie-les-Lys  est redevenu le lieu de vie des élèves. Dans le hall d’entrée, les photos de groupe de toutes les promotions sont affichées, sauf celle de votre saison… 
Ça ne m’étonne pas. Malheureusement, la saison diffusée sur NRJ12 est injustement la saison oubliée. Nous n’étions pas sur TF1, nous n’étions pas dans le même château, nous n’avions pas les mêmes professeurs, etc. Mais c’était bien le même format de « Star Academy » que j’ai pu suivre durant mon enfance à la télévision avec le même fonctionnement. De mon point de vue, notre saison n’avait rien à envier aux précédentes. C’était une « Star Academy » à part entière et c’est dommage de faire comme si nous n’avions pas existé lorsqu’il s’agit de rappeler des anciens élèves. Nous sommes les oubliés de « Star Academy ».

Qu’avez-vous fait après votre « Star Academy » ? 
J’ai eu besoin de prendre du recul et de digérer ce que je venais de vivre. J’avais besoin de me retrouver, de me définir en tant que personne avant de pouvoir me définir en tant qu’artiste. Mon rêve de faire de la scène avec mes chansons était toujours le même donc j’ai travaillé de manière plus méthodique et professionnelle cette fois. J’ai même sorti un premier single avant la fin de la saison avec Universal, en duo avec la star congolaise Fally Ipupa. J’ai profité de l’élan médiatique que m’offrait l’émission.

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Où en êtes-vous aujourd’hui ? 
J’ai réussi à faire de la musique et de la chanson mon métier. Je fais beaucoup de scènes en France comme à l’étranger, une cinquantaine de dates par an, et j’ai la chance de gagner ma vie avec ma passion. J’ai créé mon label et je suis indépendante, ce qui m’amène à utiliser mon propre argent pour développer mes projets et produire les chansons que j’écris. Ce qui me laisse aussi plus de liberté sur mes directions et choix artistiques.

« Garder mon nom n’avait plus aucun sens, il fallait que je devienne une entité, une artiste à part entière »

Pauline Maserati

Comment Pauline Maserati est-elle devenue Paulette ? 
Je suis passée par plusieurs maisons de disques avec d’être totalement indépendante. Paulette est née d’un ras-le-bol contre les directions artistiques bancales où je ne me retrouvais pas. Après « Star Academy », beaucoup de mes chansons n’ont jamais vu le jour et il a fallu que j’apprenne à m’affirmer en tant qu’artiste. Garder mon nom n’avait plus aucun sens, il fallait que je devienne une entité, une artiste à part entière. Une version plus libre et authentique de moi-même. J’ai choisi de prendre Paulette parce que c’est un surnom que mes proches me donnent depuis toute petite.

Vous avez sorti plusieurs titres depuis 2022… 
Oui, tous les titres sortis depuis 2022, j’ai tout fait de A à Z. J’écris, je produis, je réalise, etc. Pour ma chanson Metaverse par exemple, j’ai écrit et co-réalisé le clip, j’ai géré le stylisme et même la technique. J’ai fait un clip toute seule en quelque sorte avec, bien sûr, toute mon équipe qui a été très investie et géniale. J’avais envie de frapper fort et de montrer qui j’étais vraiment avec ce retour sur les plateformes et mon nouveau nom d’artiste. Je suis quelqu’un qui aime le cinéma, d’où les influences très cinématographiques de ce clip, et j’aime faire les choses proprement et sérieusement. Maintenant, je ne travaille qu’avec des personnes reconnues dans le métier et que j’admire artistiquement. Je préfère faire de la musique de qualité plutôt qu’en quantité. Je veux être fière de ce que je propose aux gens. C’est pour ça que je sors single par single que je n’ai pas encore sorti d’album.

Que racontent vos chansons ? 
Cela peut être des choses que je vois ou des sujets d’actualité qui peuvent me toucher. Il y a des sujets plus personnels comme dans la chanson Lune qui parle de mon papa et de sa perte de la vision. C’est une chanson que j’avais dans ma tête depuis des années mais que je n’arrivais pas à finaliser. Mais Bambino, un artiste talentueux ayant composé des chansons pour de grands noms de la chanson française (Kendji Girac, Matt Pokora, Amir, Kalash..) m’a aidée à écrire sur ce texte parce que je n’arrivais pas à me livrer pleinement sur ce sujet. Aujourd’hui, je fais vraiment de la musique que j’aime écouter. Je ne cherche pas à faire de la musique pour plaire ou pour vendre. Ça reste un espace d’expression et de vérité.

« Devenir maman m’a donné énormément confiance en moi en tant que femme et en tant qu’artiste »

Pauline Maserati

Que proposez-vous comme chansons lors de vos différents concerts ? 
Je fais principalement des reprises mais il m’arrive de proposer mes propres chansons. Mon univers musical est un peu hybride entre chansons françaises, variétés et pop. Dans mon nouveau projet, il y a des sonorités qui sont beaucoup plus latines et solaires, avec de la mandoline. J’ai voulu faire ressortir mes origines italiennes pour être encore plus en accord avec qui j’étais avec des textes où je raconte ma vie, mes envies, mes doutes… C’est assez personnel.

Votre vie personnelle a été marquée par un mariage et la naissance de votre premier enfant, cela doit être une source d’inspiration… 
Bien sûr mais tout est une question d’équilibre. Je mélange très peu ma vie personnelle et ma vie artistique. Mais c’est vrai que mon vécu à des influences sur mes chansons, sur mon bien-être et sur ce que j’ai envie de donner aux gens. Ce que je crée aujourd’hui est beaucoup plus solaire parce que ma vie est plus solaire, parce que j’ai un bébé de deux ans qui me rend heureuse. Devenir maman m’a donné énormément confiance en moi en tant que femme et en tant qu’artiste. Avoir un mari qui me soutient dans mon projet contribue également à mon épanouissement.

Avez-vous été sollicitée pour participer à d’autres programmes télévisés depuis « Star Academy »  ? 
Oui, dès ma sortie de l’émission, j’avais eu des propositions pour des téléréalités mais ça ne m’a jamais attirée. Quand j’ai fait la « Star Ac’ », ce n’était pas du tout le côté téléréalité qui m’attirait mais vraiment le côté artistique. Donc j’ai tout refusé jusqu’à ne plus être sollicitée. Aujourd’hui encore, ce n’est pas le genre de choses qui me tente. Sauf si c’est une émission qui a un rapport avec la musique et qui a un concept génial, pourquoi pas.

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