Une histoire de couronnes
Miss France
Passer la publicitéRappelons que pendant des décennies, il n’y avait qu’une seule et unique couronne qui était la propriété du comité d’organisation. Les Miss France se la transmettaient d’une année sur l’autre. Les choses changent en 1969 quand Suzanne Angly devient la première à avoir le droit de la garder. Par la suite, un modèle est fabriqué chaque année, mais le même design est parfois répété plusieurs années de suite, notamment sous la houlette du bijoutier Julien d’Orcel qui fut le fournisseur officiel pendant une quinzaine d’années à partir du début des années 2000. « J’ai la même couronne que Corinne Coman (Miss France 2003) et Laetitia Bléger (Miss France 2004), nous raconte ainsi Sylvie Tellier, élue pour 2002 et aujourd’hui présidente d’honneur du concours. Élodie Gossuin (Miss France 2001) et Sonia Rolland (Miss France 2001) ont aussi un modèle identique. »
Depuis quelques années, l’attribut du sacre des reines de beauté (avec l’écharpe) a gagné en préciosité. En 2021, Sylvie Tellier, alors directrice générale de la société Miss France, a voulu marquer le coup du centenaire du concours, et faire grandir le prestige du bijou. « Elle m’a contacté pour savoir si on pouvait lui proposer une création rapidement, se souvient Alain Némarq, président du joaillier Mauboussin. J’ai tout de suite été convaincu car cet événement correspond parfaitement à ce que j’ai toujours défendu : parer les princesses de la rue. Depuis lors, nous dessinons chaque année un modèle différent qui est fabriqué dans un atelier à Lyon avec lequel nous travaillons souvent. L’organisation Miss France nous achète la couronne, qui devient ensuite la propriété de l’élue de l’année. Et de notre côté nous offrons à la lauréate une parure en or et diamants composée d’une bague, d’un collier et d’une paire de puces d’oreilles. »
Passer la publicitéSi ce cadeau de Mauboussin est en or, la couronne, elle, est… en argent massif ! Elle est sertie de pierres précieuses, en l’occurrence, cette année, de 37 vrais petits diamants (pour un poids d’un carat et demi environ), de 314 améthystes Rose de France et de 43 quartz roses taillés en cabochon. « Ce serait trop cher et trop lourd de la fabriquer en or, et pas beaucoup plus joli car ça nous obligerait à limiter le volume », explique Alain Némarq qui précise que la dernière a nécessité 170 heures de travail en atelier.
La grande nouveauté de l’édition 2026 ? Les trente Miss régionales ont, elles aussi, toutes été couronnées cette année du même diadème, fabriqué pour la première fois par Mauboussin en argent et cristaux verts. Jusqu’à présent, chaque comité de région achetait sa couronne de son côté, souvent des modèles de fantaisie. On peut donc s’attendre ce soir à un tableau d’ouverture homogène et élégant, des trente prétendantes
Après l’élection, pendant un an, la lauréate sillonnera l’Hexagone avec son trésor. Pendant son règne, Miss France est garante de sa couronne et il lui est même conseillé de la faire assurer. D’après nos renseignements, il y a quelques années, l’une d’entre elles se l’est fait voler lors du cambriolage de son domicile. Mais elle a heureusement été retrouvée le lendemain… dans une poubelle. Une autre lauréate s’est fait subtiliser la parure offerte par le joaillier à l’aéroport lors d’un voyage officiel.
« La couronne est lourde à porter, au sens propre comme au sens figuré, conclut Sylvie Tellier. Mais c’est tant mieux, il faut savoir mesurer la responsabilité que c’est d’être Miss France, savoir se tenir droite pour la porter dignement. »






































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