Passer la publicité
Passer la publicité

Vanessa Paradis sans artifice sur France 4

Vanessa Paradis sur France 4.
Vanessa Paradis sur France 4. Julien PEULTIER - Bangumi - Pantheon Films

Au fil de la réalisation de son nouvel album, la star dévoile les coulisses de son cheminement créatif dans un passionnant documentaire.

Passer la publicité
Passer la publicité

Une muse, mais pas que. Depuis plusieurs décennies déjà, Vanessa Paradis incarne les textes et les partitions de Serge Gainsbourg, Lenny Kravitz, Benjamin Biolay ou encore de Matthieu Chedid, dit M. Lolita puis rockeuse, elle véhicule la nostalgie des années 1970, elle qui est pourtant née en 1972. Vanessa Paradis, la soirée rend justice à sa vision artistique riche, précise et singulière. Un documentaire suivi de la captation d’un concert enregistré dans l’intimité de ses toutes dernières répétitions. Elle n’est pas qu’une interprète, ni une icône de mode habituée à porter les créations des autres, mais bien une musicienne accomplie.

La chanteuse est l’une des dernières artistes à cultiver la discrétion. La magie s’opère sur scène, ce qui se passe derrière le rideau doit rester dans l’ombre. Mais, pour la première fois, elle a accepté d’aller à l’encontre de cette philosophie. Après sept ans d’absence, elle propose son huitième album, intitulé Le Retour des beaux jours. Et ce soir, elle en dévoile les coulisses sur France 4 avec sincérité et naturel.

Passer la publicité

« Le studio, c’est une bulle »

Pendant deux années, elle a accepté d’être filmée en phase de création. Le privilégié réalisateur s’appelle Julien Peultier. C’est peut-être parce qu’il est lui-même guitariste qu’il a su capturer le langage codé des artistes. L’improvisation des premières notes, les doutes paralysants qui se dénouent à force d’expérimentations. Vanessa Paradis avec ses complices, et amis, Étienne Daho et Jean-Louis Piérot assemblent des embryons de chansons. Puis le miracle opère. Le téléspectateur assiste à leurs fulgurances. Ces moments suspendus où un souffle au milieu d’heures de travail répétitif accouche d’une chanson. I Am Alive est inspiré d’un poème que Lily-Rose Depp, sa fille aujourd’hui devenue une actrice mondialement connue, a écrit enfant. Dans le titre pop Bouquet final, le premier single sorti en juin dernier, elle évoque la rupture amoureuse.

« Le studio, c’est une bulle », explique la chanteuse. Un temple même tant elle sacralise ce lieu hors du temps où « on ne sait pas quand le jour se lève, ni quand le soleil se couche ». L’apothéose est atteinte quand elle enregistre les partitions de cordes de cet album acoustique dans le mythique studio d’Abbey Road entouré de « ses bons fantômes », comme les appelle Étienne Daho. L’émotion est palpable quand elle s’assoit au piano de John Lennon. L’instrument a même gardé la trace d’une brûlure de cigarette qu’il a certainement oublié d’éteindre. Vanessa Paradis ose enfin s’ancrer dans l’histoire. Enfin, elle assume avec conviction ses partis pris, même si elle s’excuse encore un peu de faire entendre sa voix.

Pour clôturer la soirée en beauté, vient la scène, son terrain de jeu. La chanteuse timide laisse place à l’icône en osmose avec ses musiciens. L’aboutissement du processus créatif détaillé plus tôt. L’inspiration de Vanessa Paradis pour les arrangements en studio n’a d’égal que sa générosité en live. Elle est lumineuse, habitée par les textes qu’elle défend. La soirée exceptionnelle de France 4 dresse un portrait passionnant sur celle qui avoue avoir encore et toujours le trac. Elle n’a peut-être plus rien à prouver, pourtant l’artiste reste dans son for intérieur une éternelle débutante.

Vanessa Paradis sans artifice sur France 4

S'ABONNER

Partager via :

S'abonner
Passer la publicité
Passer la publicité
Aucun commentaire

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

À lire aussi